À TBS Education, l’excellence académique et l’innovation pédagogique se rencontrent pour former les leaders de demain. Preuve en est : le mémoire de recherche d’Elia Hadjedj, récemment double diplômée PGE et MSc Strategic Innovation Management, a été accepté à l’AIMS, la conférence francophone de référence en management stratégique et innovation. Ce travail, réalisé dans le cadre de son MSc, illustre la qualité des mémoires produits par les étudiants de TBS Education, où la recherche n’est pas seulement enseignée, mais vécue et co-construite avec les enseignants-chercheurs. Soutenue par l’École pour présenter ses résultats à l’AIMS, Elia a transformé son intuition terrain en une contribution scientifique reconnue, co-écrite avec Quentin Plantec, enseignant-chercheur en stratégie et management de l’innovation. Une belle démonstration de la synergie entre formation, recherche et professionnalisation qui caractérise TBS Education.
Elia : Après une classe préparatoire, j’ai intégré TBS Education en première année sur le campus de Toulouse. J’ai ensuite effectué un semestre d’échange à la Nagoya University of Business (NUCB), au Japon, avant de rejoindre le campus parisien pour ma dernière année en alternance au sein de la start-up Palm AI, spécialisée dans les solutions d’intelligence artificielle appliquées aux ressources humaines. Cette expérience m’a permis d’évoluer dans un environnement entrepreneurial où j’ai pu toucher à de nombreuses missions. J’avais plusieurs critères très clairs en choisissant cet MSc ; je voulais absolument poursuivre mes études en alternance, revenir sur le campus de Paris et intégrer une formation suffisamment ouverte pour ne pas m’enfermer dans une spécialisation comme la finance, le marketing ou la communication.
« Le MSc Strategic Innovation Management répondait parfaitement à mes attentes. J’ai été séduite par son approche transversale, qui associe stratégie, innovation et responsabilité sociétale. » Elia Hadjedj
« Le MSc Strategic Innovation Management répondait parfaitement à mes attentes. J’ai été séduite par son approche transversale, qui associe stratégie, innovation et responsabilité sociétale. »
Quentin : Je suis enseignant-chercheur en Stratégie et Management de l’Innovation à TBS Education depuis quatre ans. Après mon parcours à l’ENS, l’École Polytechnique, et ma thèse à Mines Paris – PSL, j’ai rejoint le département Stratégie, Entrepreneuriat et Innovation (SEI) de l’École où je mène des recherches sur la recherche et développement (R&D), l’entrepreneuriat, ainsi que les dynamiques qui permettent aux entreprises d’innover. En parallèle de mes activités de recherche, j’enseigne auprès des étudiants de notre Programme Grande École et j’encadre leurs mémoires de fin d’étude. C’est un aspect essentiel de mon métier, car il me permet de faire découvrir la recherche aux étudiants tout en restant connecté aux problématiques concrètes des entreprises.
Elia : Je voulais éviter un sujet centré sur les ressources humaines, qui ne correspondaient pas à mon projet professionnel. En observant le quotidien de la start-up, d’abord hébergée dans un incubateur puis dans un espace de coworking, j’ai commencé à m’interroger sur les différences entre ces deux dispositifs d’accompagnement. J’avais l’intuition qu’il existait un véritable sujet de recherche, même si celui-ci restait encore à définir.
« J’avais le sentiment qu’il y avait quelque chose à creuser, mais il fallait trouver le bon angle pour transformer cette intuition en véritable sujet de recherche. » Elia Hadjedj
« J’avais le sentiment qu’il y avait quelque chose à creuser, mais il fallait trouver le bon angle pour transformer cette intuition en véritable sujet de recherche. »
Quentin : En discutant ensemble, nous avons rapidement identifié un angle de recherche prometteur : la littérature scientifique traite abondamment des incubateurs et des espaces de coworking, mais presque toujours de manière séparée. Or, sur le terrain, ces deux écosystèmes sont souvent complémentaires et leurs usages s’entremêlent.
« Nous nous sommes rendu compte qu’il existait une véritable zone d’ombre dans la recherche. C’est précisément là que se trouvent les sujets les plus intéressants à explorer. » Quentin Plantec
« Nous nous sommes rendu compte qu’il existait une véritable zone d’ombre dans la recherche. C’est précisément là que se trouvent les sujets les plus intéressants à explorer. »
Elia : Tout au long du projet, j’ai été accompagnée par Quentin Plantec, qui m’a guidée sans jamais imposer une direction. À chaque étape, il me faisait des suggestions, me poussait à prendre du recul et à enrichir ma réflexion, tout en me laissant une réelle autonomie. J’ai également réalisé une dizaine d’entretiens auprès d’entrepreneurs et d’acteurs de l’écosystème, parfois grâce à mon réseau, parfois simplement en osant contacter des personnes rencontrées au fil de mes recherches.
« J’avais presque l’impression de faire un travail d’enquêtrice : aller chercher l’information, confronter les points de vue et construire progressivement mon analyse. » Elia Hadjedj
« J’avais presque l’impression de faire un travail d’enquêtrice : aller chercher l’information, confronter les points de vue et construire progressivement mon analyse. »
Quentin : Les étudiants arrivent souvent avec une problématique très opérationnelle, liée à leur entreprise. Mon travail consiste à les aider à prendre du recul, à observer leur terrain avec un regard scientifique et à construire des concepts qui pourront intéresser à la fois les chercheurs et les praticiens. Après la soutenance du mémoire, j’ai estimé que le sujet présentait un véritable potentiel de publication et je lui ai proposé de poursuivre l’aventure.
Elia : Lorsque M. Plantec m’a proposé d’aller plus loin, nous avons mené un véritable travail d’investigation en repartant des premiers éléments du mémoire : nouveaux entretiens, retours sur le terrain, analyse de données d’archives. C’était un véritable travail d’écriture intense à quatre mains pour obtenir un véritable manuscrit de recherche. Après avoir soumis notre papier à la conférence annuelle de l’AIMS, je ne m’attendais pas à recevoir un e-mail annonçant son acceptation. C’est seulement en échangeant avec M. Plantec que j’ai pris conscience de ce que représentait réellement cette reconnaissance.
Quentin : Le fait que notre travail soit accepté à l’AIMS, la principale conférence francophone en management stratégique et innovation, constitue donc une véritable première étape de validation par les pairs. Pour moi, cette acceptation récompense avant tout le chemin parcouru : partir d’une observation réalisée par une étudiante en entreprise et réussir à en faire une contribution discutée et reconnue par la communauté scientifique.
Elia : Cette acceptation constitue pour moi une étape importante, mais pas une finalité. Elle m’a permis de découvrir le monde de la recherche de l’intérieur, d’échanger avec des doctorants et des enseignants-chercheurs et de mieux comprendre le fonctionnement de la recherche académique. C’est une expérience particulièrement stimulante sur le plan intellectuel. Pour autant, j’espère désormais aller encore plus loin avec une publication dans une revue scientifique.
« Cette expérience m’a également fait prendre conscience du rôle des enseignants-chercheurs à TBS Education et de la qualité de leur accompagnement, un aspect que je ne mesurais pas pleinement avant de vivre ce projet. » Elia Hadjedj
« Cette expérience m’a également fait prendre conscience du rôle des enseignants-chercheurs à TBS Education et de la qualité de leur accompagnement, un aspect que je ne mesurais pas pleinement avant de vivre ce projet. »
Quentin : Cette reconnaissance illustre parfaitement ce que nous cherchons à développer à TBS Education : former les étudiants par la recherche, mais aussi, lorsque c’est possible, les former à la recherche. Evidemment, tous ne deviendront pas chercheurs, mais cette démarche leur permet d’acquérir des méthodes d’analyse, de réflexion et de résolution de problèmes qui leur seront utiles tout au long de leur carrière.
« Il faut également saluer l’appui de la Direction de la Recherche, Samuel Fosso-Wamba, et des Programmes, Anne Rivière et Miguel Urdanoz, qui ont pleinement soutenu ce projet. » Quentin Plantec
« Il faut également saluer l’appui de la Direction de la Recherche, Samuel Fosso-Wamba, et des Programmes, Anne Rivière et Miguel Urdanoz, qui ont pleinement soutenu ce projet. »
Elia : Ce travail de recherche m’a permis d’acquérir une véritable expertise sur l’écosystème des incubateurs et des espaces de coworking. Les nombreux entretiens réalisés m’ont également permis de développer un réseau professionnel précieux. Au-delà du sujet lui-même, j’ai beaucoup progressé en rédaction académique, en conduite d’entretiens qualitatifs et en gestion de projet. J’ai appris à structurer mes idées, à adapter mon discours à différents interlocuteurs et à rendre des sujets complexes plus accessibles.
Quentin : Au-delà des connaissances disciplinaires, un projet de recherche permet avant tout de développer une véritable rigueur intellectuelle. Selon moi, cette capacité à comprendre les problèmes en profondeur est une compétence essentielle dans le monde professionnel.
Elia : Le premier conseil que je donnerais est de choisir un sujet qui suscite une véritable curiosité. Un mémoire représente plusieurs mois de travail : autant consacrer ce temps à une problématique qui nous passionne réellement ! Je recommande également de sélectionner une méthodologie avec laquelle on se sent à l’aise, qu’elle soit qualitative ou quantitative, et d’utiliser l’intelligence artificielle comme un outil d’accompagnement, sans jamais lui déléguer la réflexion.
Quentin : Les étudiants disposent d’une grande liberté dans le choix de leur problématique ; je les encourage à en profiter pour aller au-delà des attentes minimales. Plus ils seront investis dans leur sujet, plus ils en retireront de bénéfices, tant sur le plan personnel que professionnel.
« Si le sujet vous passionne, le mémoire devient une véritable enquête. Et c’est cette curiosité qui peut vous amener bien plus loin que vous ne l’imaginez au départ. » Elia Hadjedj
« Si le sujet vous passionne, le mémoire devient une véritable enquête. Et c’est cette curiosité qui peut vous amener bien plus loin que vous ne l’imaginez au départ. »