• Statut : Etudiant

10 mois dans une Université Partenaire TBS à Tongji University, Chine

Pourquoi le choix de cette UP ?  En quoi s’inscrit-il dans votre projet professionnel ?

Afin de choisir au mieux mon UP, j’ai pris en considération les 3 critères suivants qui selon moi étaient les plus importants : dépaysement culturel, possibilité de voyager et réputation de l’UP. Et c’est ce dernier critère qui m’a fait pencher pour Tongji University. Shanghai me permet à la fois de baigner dans une culture chinoise aux antipodes de ce que j’ai toujours connu, mais également de voyager partout en Chine et en Asie, tout en bénéficiant de l’excellente réputation de l’université.
De plus, la Chine peut s’inscrire dans n’importe quel projet professionnel. Quel que soit le métier que vous visez et votre secteur de prédilection, un échange en Chine ne fera que vous ouvrir un monde d’opportunités. En tant que futurs managers/entrepreneurs, je pense qu’à l’avenir rien ou presque ne pourra se faire sans les Chinois, et les comprendre est un réel avantage compétitif.

Sur le plan de l’enseignement, quelques différences notables entre la France et votre pays d’accueil ?

L’enseignement « à la chinoise » est très différent du nôtre. Les Chinois travaillent très dur depuis leur plus jeune âge pour intégrer les meilleures universités du pays (dont Tongji). Leurs cours sont très théoriques, et ils doivent apprendre beaucoup de choses par cœur, lire énormément d’ouvrages, et travailler jusqu’à très tard le soir.
Heureusement pour nous, l’enseignement dispensé en double diplôme est calqué sur le système occidental : il y a peu d’heures de cours, des travaux de groupe, quelques présentations orales, et des examens en fin de semestre souvent en « open book ». Des étudiants chinois sont également inscrits à ces cours, ce qui nous offre le privilège de former des groupes de travail avec eux.

Dennis CeragioliQuels ont été les points forts de votre projet ?

Tous les membres de notre équipe avaient, dans sa scolarité TBS, effectué des stages en Asset Management et particulièrement en analyse financière. Cette expérience nous a permis d’avoir du recul sur notre travail, et de le rendre plus professionnel que les autres équipes.
J’ajouterais également que l’équipe TBS est très soudée. Un point non négligeable au vue de la charge de travail que ce concours représente (sans compter que nous étions tous déjà en stage pendant l’exercice). Je ne compte plus les soirées passées sur Skype pour terminer les derniers détails de notre rapport ou les séances de répétition pour la présentation.

Comment les français sont-ils perçus dans ce pays ? Le choc culturel le plus marquant ?

Les Français bénéficient globalement d’une excellente réputation dans le pays. Mais malheureusement (ou pas…) pour nous, cette image se base souvent sur des clichés. En Chine, le Français peut se résumer en : Baguette, Champs Elysées, Louis Vuitton, Fromage, Macarons, Dior, Tour Eiffel, Vin. Nous avons une image de « gentleman élégant », ce qui nous vaut d’être pris en photo par des passants, et parfois même d’être recruté pour des tournages de films chinois !
Mais vivre en Chine, expose à un certain nombre de décalages culturels :

  • La nourriture, tout d’abord. Bien que très réputée, la cuisine chinoise est différente de la nôtre et il faut un temps d’adaptation plus ou moins long. Ah… les verres d’eau chaude !
  • Ensuite, le système politique peut rebuter certains français, notamment à cause la censure. En Chine, pas de Facebook, WhatsApp, Google, Snapchat, Instagram, ou toutes autres applications : elles sont censurées par le gouvernement. Pour le moment, les VPN permettent de contourner les barrières et de rester connecté au monde, mais des rumeurs laissent présager une interdiction à venir.
  • Enfin, les Chinois ont des notions de l’hygiène différentes des nôtres. Certaines choses qui peuvent dégoûter un Français sont totalement admises en Chine, comme cracher sur le trottoir ou y faire déféquer les enfants. Mais pour autant, ils portent un masque lorsqu’ils sont malades afin d’éviter de contaminer leur entourage et la plupart des serveurs également afin d’éviter de postillonner dans votre plat.

Une expression locale que vous avez adoptée ?

Wo Ting Bu Dong! Autrement dit, « je ne comprends pas ce que vous êtes en train de me dire ». Expression la plus utile, car malgré mes énormes progrès en mandarin, cette langue demande des années de travail avant d’être maîtrisée. Et même à Shanghai, personne ne parle anglais ! Savoir placer cette expression est indispensable afin de pouvoir s’éclipser d’une conversation sans blesser l’interlocuteur.

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